[CONSEIL METROPOLITAIN] Marges locales et logement social

La convention cadre de délégation des aides à la pierre entre l’Etat et notre Métropole maintient un effort de production de logement social dans nos territoires et il faut s’en féliciter.

Il demeure cependant une question qui concerne les loyers mensuels et plus particulièrement la possibilité offerte aux bailleurs sociaux d’une majoration des loyers pratiqués, par le biais des marges locales.

Le groupe Gram soulève cette question ce soir parce qu’elle est tout sauf technique. Il s’agit avant tout d’une question politique, qui questionne la mixité sociale dans notre métropole et qui interroge sur la manière dont notre collectivité joue, ou pas, son rôle politique de régulateur.

Je m’explique.

Que sont les marges locales ? C’est la possibilité pour les bailleurs sociaux de majorer les loyers mensuels qu’ils pratiquent.

A l’origine, les marges locales étaient une disposition légale visant à encourager la qualité supérieure du logement. Cette disposition visait notamment à encourager les bailleurs à produire des logements à bonne performance énergétique. Alors certes, le loyer était majoré, mais le locataire s’y retrouvait en principe sur sa facture d’électricité ou de chauffage grâce à la bonne qualité énergétique de son logement…

A partir de 2004, le critère de performance énergétique a été directement inclus dans les montages financiers des opérations de logements, dans les coûts « normaux » de construction pourrait-on dire. On aurait pu s’attendre à l’époque à ce que la disposition sur les marges locales disparaisse donc.

Cette disposition, cette possibilité de majorer le loyer, a pourtant été maintenue. Avec toutefois une alerte à l’époque du ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement.

On retrouve cette alerte dans la circulaire du 28 juin 2005 où il est écrit que ces marges sont « des limites supérieures qui ne doivent pas être appliquées de manière automatique ».

Nous assistons pourtant aujourd’hui à cette automaticité-là. En gros, et pour parler clair, systématiquement aujourd’hui quand on construit du logement social en centre de métropole, quand on construit du logement social bien desservi en transports en commun, les marges locales, c’est-à-dire les majorations de loyer, s’appliquent.

Le logement social n’a donc pas le même prix partout et les ménages modestes doivent payer plus chers pour habiter le centre de notre agglomération.

Nous connaissons bien les motifs avancés pour cette majoration du « logement bien situé ». Ils sont même la règle dans le cadre de la promotion immobilière classique où l’on sait que la valeur d’un logement tient d’abord à son emplacement.

Mais, et c’est une question politique que nous posons, faut-il que la collectivité encourage cette règle-là, issue du marché privé, et l’applique à la construction du logement social ? Et comment est-ce compatible avec la volonté de mixité sociale que nous partageons tous ?

Si le logement des ménages plus modestes est plus cher en centre-ville, comment ces ménages peuvent-ils venir y habiter ? Et ce d’autant plus que les allocations logement ne compensent plus aujourd’hui ces écarts et que le montant des salaires, ou du RSA par exemple, ne varie pas, lui, sur notre métropole selon l’endroit où l’on habite…

J’attire votre attention sur le fait que la nouvelle loi Egalité-Citoyenneté, déposée au Parlement il y a quelques jours, rappelle l’objectif de mixité sociale et d’égalité des chances dans l’Habitat.

Elle stipule notamment qu’il est nécessaire de « créer une offre nouvelle de logements sociaux à bas loyers […] dans les secteurs socialement favorisés pour y loger ou reloger des ménages aux revenus modestes ».

Au vu de cet objectif, qui va selon nous dans le bon sens, nous demandons à ce que la question de l’application des marges locales soit rediscutée.

Je vous remercie.

 

Conseil Métropolitain 2 mai 2016 - Convention de délégation des aides à la pierres

[CONSEIL METROPOLITAIN] coopération Lyon -Tinca en faveur des populations défavorisées

Comme chacun a pu le constater dans la délibération qui nous est présentée, l’action que nous allons subventionner est particulièrement importante parce qu’elle concerne un véritable programme d’action et aussi qu’elle s’inscrit dans la durée.

Je ne reviendrai pas sur ce que nous avons tous pu lire, mais je voudrais apporter quelques éléments de réflexion complémentaires en particulier pour éclairer la complexité portée par la coopération décentralisée qui ne peut être considérer uniquement comme une action unilatérale réservée à l’État au titre de quelques bonnes œuvres diplomatiques.

En premier lieu il faut souligner l’isolement de la Commune de Tinca. Isolement géographique mais aussi institutionnel et politique. Dans un pays où l’Etat peine à sortir du manque de moyens, des communautarismes et en conséquence de l’absence de mesures globales. Dans une Europe où les appels à projet sont d’une complexité extrême et de fait ouverts aux communes fortes et fermés aux plus faibles qui sont aussi celles qui ont les plus gros besoins.

Dans ce contexte, les collectivités locales roumaines, dont Tinca est tout-à-fait représentative, distribuent l’aide sociale, co-financent le système éducatif, mais laissent pourrir les situations des ghettos roms sans moyen d’intervenir sur une situation toujours très compliquée, sans connaissances, sans beaucoup de volonté, sans idées pour innover, changer.

La coopération Lyon-Tinca palie cette forme d’isolement. Tinca apprend beaucoup de Lyon, et aussi réciproquement, Lyon apprend beaucoup de Tinca notamment pour aller porter cette petite parole plus haut (commission européenne notamment, ce qui a été fait en 2014 et 2015).

Le problème des ménages roms marginalisés et pauvres n’a localement aucune solution. Il y a un problème de formation des élus en matière de politique d’inclusion. La coopération Lyon-Tinca a glissé une idée de ce qu’elle peut être d’une manière très simple, par des actions positives de médiation pour favoriser le lien entre institutions publiques et les ménages pauvres. C’est ainsi que le progrès se dessine.

Personne dans ces petites communes ne sait appliquer la politique du gouvernement et le gouvernement n’a aucun moyen de vérifier, pousser cette application. Pire, elles passent par des appels à projet d’une extrême complexité et aux exigences impossibles à atteindre. Même chose pour les gros appels à projet européens.

La coopération Lyon-Tinca permet d’amener des idées (d’un côté comme de l’autre) pour aller chercher les moyens contenus dans les appels à projet et appliquer les politiques.

Deux exemples :

Un récent projet porté par le Conseil de l’Europe et la Commission européenne pour des échanges a abouti à une réponse co-construite entre Lyon, Tinca et Rasgrad (Bulgarie). Un projet en direction de solutions concrètes pour l’inclusion des roms marginalisés que Tinca ne pouvait porter seule.

Un premier projet FSE est en cours de travail à Tinca, ce qui est historique et n’avait encore jamais été pensé auparavant malgré l’ancienneté du dispositif. La Métropole a encouragé la démarche. Sans la coopération décentralisée, elle n’aurait pu exister.

L’action de la Métropole a du sens, elle repose sur l’engagement de nombreux acteurs, elle participe à la construction d’un avenir différent pour celles et ceux qui sont encore trop souvent contraint de chercher hors de leur pays un peu d’espoir.

Je vous remercie de votre attention

Conseil Métropolitain 2 mai 2016 - Délibération 1166 -
Subvention à Villes en transition dans le cadre du projet en faveur de l’inclusion sociale des populations défavorisées de Tinca

[CONSEIL METROPOLITAIN] Aide sociale à l’hébergement des personnes handicapées accueillies dans 3 établissements en Belgique

SEANCE DU 10 DECEMBRE


N° 2015-0829 / Aide sociale à l’hébergement des personnes handicapées accueillies dans 3 établissements en Belgique - Conventions individuelles d’habilitation - Projet de délibération

Monsieur le Président, cher(e)s collègues,

Nous sommes déjà intervenus une première fois pour ces dossiers d’aide sociale à l’hébergement concernant des habitants de la Métropole qui ne peuvent trouver la réponse sur notre territoire.

Il est manifeste aujourd’hui que ce dossier demeure d’actualité.

Rappelons donc qu’en publiant le 20 octobre 2015, le livre noir du handicap : « Les bannis de la République », l’Unapei se fait l’écho des appels désespérés des familles et des personnes en situation de handicap qui sont contraintes de rechercher en Belgique les solutions d’accueil qu’elles ne trouvent pas en France.

En juillet dernier, le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à indemniser plusieurs familles dans cette situation au nom de l’obligation de résultat qui lui incombe en matière d’accueil et de scolarisation.

47 427 personnes sans solution d’accueil et d’accompagnement !

Un problème pour tout le pays, certes, mais dont les manifestations locales concernent l’ensemble des collectivités territoriales qui sont comptables de la cohésion sociale.

La Métropole de Lyon est interpellée par un peu moins de vingt familles. Elle peut et doit inscrire dans ses objectifs celui de mettre fin à l’absence de réponse.

La rencontre que nous avons eu le 22 octobre dernier, avec Claire Le Franc, Vice-Présidente en charge des personnes en situation de handicap, comme la discussion lors de la commission du 3 décembre, apportent un peu d’espoir puisqu’elles nous annoncent la création prochaine de places pour adultes.

Ces ouvertures permettraient aussi de diminuer la pression sur les établissements accueillant des enfants. Nous en acceptons l’augure d’autant plus que nous sommes assurés de la qualité de la réflexion en cours, du travail des services et du souci de veiller à ce que l’accueil dans des établissements en Belgique obéisse à des critères de qualité.

Cependant des questions de fond demeurent sur les perspectives de création de places à moyen terme et sur la capacité des opérateurs en place à répondre.

Les plan nationaux nous disent que la période 2015-2019 permettra également d’ouvrir plus de 4 700 places pour personnes avec troubles du spectre autistique, dont près de 2 700 grâce aux financements du plan Autisme 2013-2017. Il s’agira majoritairement de places destinées aux enfants, essentiellement dans les services, pour privilégier l’accompagnement en milieu ordinaire.

Madame Ségolène Neuville Secrétaire d’État aux personnes en situation de Handicap a déclaré en avril dernier :

« Les moyens financiers sont là, les orientations sont claires, les outils et référentiels existent. Il faut maintenant élever le niveau global de qualité des réponses pour être à la hauteur des attentes des personnes et des familles ».

Au titre du Programme Interdépartemental d’Accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie (PRIAC) pour la région Rhône-Alpes, les taux de réalisation des objectifs chiffrés du schéma ont progressé en 2014 : Pour les personnes handicapées passant de 61 % en 2012 à 81% en 2014 (65 % en 2013) : 1 836 places programmées pour une prévision au schéma de 2 279 places.

Il reste encore une marge de progression.

La réponse aux attentes des personnes en situation de handicap ne constitue pas un segment isolé de l’action sociale. Elle doit s’inscrire dans le droit commun de la Métropole pour tous. Les réponses spécifiques n’ont pour objectif que de corriger les inégalités que la vie nous impose et cela dans le souci de l’égalité de tous.

Je vous remercie de votre attention.

[CONSEIL METROPOLITAIN] Foyers de jeunes travailleurs de la Métropole de Lyon

SEANCE DU 10 DECEMBRE


N° 2015-0837 - Foyers de jeunes travailleurs de la Métropole de Lyon - Convention d’habilitation pour recevoir les bénéficiaires de l’aide sociale à l’enfance - Année 2016 - Direction générale déléguée au développement solidaire et à l’habitat - Pôle enfance et famille - Direction de la protection de l’enfance.

Monsieur le Président, cher(e)s collègues,

Pour diversifier les modes d’accueil pour les mineurs, le département avait signé une convention habilitant les foyers de jeunes travailleurs à recevoir des mineurs. Et cela dans le cadre de l’exercice des missions de prévention et de protection de l’enfance.

Peut-être devrions-nous interroger le sens des mots. En l’occurrence que signifie ici ” protection de l’enfance”. Nous avons dans une intervention précédente posé cette question en demandant quelle sera la politique de la Métropole en la matière, il s’agissait alors du placement des mineurs – garçons ou filles - en hôtel. Il s’agit dans cette délibération d’approuver un dispositif d’utilisation des FJT pour l’accueil des mêmes mineurs.

Pouvons-nous considérer qu’il s’agit effectivement d’un dispositif d’accueil ? Si la réponse est positive, cela signifie que le placement se fait à partir d’une analyse fine de la situation, d’un choix entre plusieurs formules en direction de la plus adaptée et avec un souci particulier de l’accompagnement éducatif. Est-ce la réalité ? Nous savons bien que les choses sont plus complexes et que le plus souvent nécessité fait loi.

En l’espèce nous pouvons considérer que les moyens disponibles contraignent à adopter des mesures par défaut. Mais ce faisant, nous nous engageons dans un chemin qui est celui de la poursuite de l’existant. La Métropole n’apporte pour l’heure aucune amélioration.

Avec des risques importants. La prise en charge des mineurs isolés, enfants de la Métropole, mérite mieux.

Pourquoi ?

Parce que le suivi éducatif ne relève pas de la seule hôtellerie, il n’est pas du gardiennage, il nécessite des moyens humains. La protection de l’enfance s’exerce grâce à l’intervention de personnels qualifiés et dans un environnement adapté. Placer un mineur dans un environnement fait pour des adultes c’est l’exposer à toutes sortes d’influences incontrôlables. La protection des mineurs c’est assurer aux jeunes la formation qui prépare l’entrée dans la vie sociale et professionnelle. Les moyens affectés doivent être à la hauteur de l’enjeu.

La protection des mineurs devrait prendre un sens nouveau pour la Métropole pour plusieurs raisons, l’actualité nous pousse à une plus grande attention, nous avons la possibilité de faire mieux, mais nous n’avons toujours pas de position ferme, nous admettons le fil de l’eau.

L’avenir des 36 jeunes dont il est question dans cette délibération et qui nous sont confiés par la loi, nous engage. Par absence de places, nous les mettons dans des situations à risque même s’il est plus sain de placer un mineur dans un foyer de jeunes travailleurs plutôt que de le laisser livrer à lui-même en hôtel comme ces mineurs, jeunes filles ou garçons que nous avons déjà évoqués. D’autant plus que la qualité des FJT mentionnés ici n’est pas en cause. Peut-être même aura-t’il la chance de trouver un environnement éducatif si le personnel en trouve le temps et s’il dispose de moyens pour le faire.

Si l’accès de mères avec enfant ne pose pas de problèmes majeurs dès lors qu’elles sont socialement autonomes et peuvent bénéficier d’un accompagnement d’insertion adapté, la présence de mineurs réclame des conditions qui ne sont pas réunies.

Nous ne disposons pas de garantie suffisante de l’encadrement éducatif renforcé que réclame un lieu d’accueil ouvert et qui fait cohabiter mineurs et adultes, notre abstention sur ce dossier est une abstention d’alerte.

Nous persistons dans notre demande d’orientations politiques précises sur ces dossiers et ce dès maintenant et non en 2017.

Je vous remercie de votre attention.

[CONSEIL METROPOLITAIN] Services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD)

SEANCE DU 10 DECEMBRE


N° 2015-0833 - Accompagnement des personnes âgées et des personnes adultes handicapées à domicile - Services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) - Enveloppe de tarification 2016 - Direction générale déléguée au développement solidaire et à l’habitat - Pôle personnes âgées et personnes handicapées - Direction de la vie à domicile.

Monsieur le Président, cher(e)s collègues,

Par cette délibération, il est proposé de fixer le taux directeur à 0,8%. Dans la présentation, il est ajouté que ce taux permet de répondre à l’augmentation des charges subies par les SAAD tout en limitant les dépenses de la Métropole de Lyon.

Nous souhaitons cependant attirer votre attention sur le fait que cette hausse de 0,8% correspond pour une association moyenne à une augmentation du tarif horaire de 0,18 .

Cette faiblesse constitue une inquiétude pour les associations. En effet les SAAD sont soumis à des augmentations obligatoires d’une année sur l’autre ainsi pour 2016, les principales sont les suivantes :

- les hausses salariales GVT (glissement, vieillesse, technicité), la hausse du SMIC sur les bas salaires et parfois la valeur du point représente 0,16

- les hausses de charges sociales portant sur la mutuelle et la prévoyance essentiellement soit 0,10

Ces deux champs nous amènent à 0,28 ou 1,3% d’augmentation soit 0,5% de plus que ce qui est proposé par la Métropole.

Le risque de voir s’installer un déficit structurel pour des opérateurs déjà fragiles doit être pris au sérieux.

A ces hausses mécaniques, il convient d’y ajouter le travail de coordination toujours plus important face à des situations au domicile de plus en plus fragiles et complexes et avec des salariés de terrain dont le salaire est souvent proche du Smic horaire et avec - pour les diplômés - un diplôme de référence le DEAVS de niv 5. Ce qui implique que pour répondre à des situations complexes, il devra être fait appel à l’encadrement.

Il y a dans ce dossier une nécessité de coller à une réalité nouvelle, ce qui nous renvoie à l’intitulé de notre délibération et nous incite à le modifier. Pour « répondre à l’augmentation des charges subies par les SAAD tout en limitant les dépenses de la Métropole de Lyon » des moyens nouveaux devront être trouvés. En l’espèce, les évolutions auxquelles nous devons faire face ne peuvent se contenter de la poursuite de l’existant. Il faut encore inventer la politique de la Métropole en matière d’aide à domicile.

Le 26 novembre dernier, le gouvernement a présenté un amendement au Projet de loi de finance rectificatif pour 2015 :

« Le secteur de l’aide à domicile intervenant auprès des publics fragiles représente près de 8 000 structures prestataires employant plus de 400 000 salariés. Il constitue un mode de prise en charge essentiel des politiques de prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées fragilisées, de maintien à domicile des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées, ou encore de familles fragilisées, qu’il convient de soutenir et de développer.

Certaines structures de ce secteur sont toutefois confrontées à de graves difficultés financières qui remettent en cause leur capacité à intervenir auprès des personnes fragiles et qui appellent des réformes de fond. Le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement prévoit ainsi dans ses articles 31 à 34 plusieurs dispositions de refondation des services à domicile comportant des réformes structurelles importantes (CPOM spécifique aux SAAD, rénovation des régimes juridiques et des outils de régulation des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), développement des SPASAD). Ces dispositions ont vocation notamment à sécuriser le financement de l’aide à domicile. »

Afin d’accompagner ces évolutions structurelles, il est proposé de débloquer au profit de la restructuration du secteur de l’aide à domicile, comme annoncé le 13 novembre 2015 par la Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et la secrétaire d’État chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées et de l’Autonomie et présenté au Conseil de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie le 17 novembre 2015, une aide financière exceptionnelle de 25 millions d’euros en 2015 dont les modalités de répartition seront fixées par arrêté.

L’annonce de ces mesures ne lève cependant pas toutes les incertitudes sur la mise en œuvre du projet de loi en matière d’aide à domicile. Et ce d’autant plus que la position centrale des SAAD comme d’interlocuteur du domicile est renforcée mais devra s’inscrire – comme le texte le précise - dans une refondation des services à domicile, qui en toute hypothèse implique un ajustement des moyens.

Les attentes du public comme celles des acteurs méritent toute notre attention.

Je vous remercie pour la vôtre

[CONSEIL METROPOLITAIN] Commission permanente

SEANCE DU 10 DECEMBRE


Délibération n°2015- 0774 Compte-rendu des décisions prises par la Commission permanente du 12 octobre 2015

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Vice-Président.e.s et Conseiller.e.s,

Lors de la première séance publique de notre métropole, le 16 janvier 2015, le GRAM a refusé de prendre part au vote de la délibération donnant naissance à la Commission permanente.

Pourquoi ?

Parce qu’au moment même où naissait la métropole, le premier acte politique que vous nous demandiez de poser consistait à installer une commission permanente, non représentative de notre assemblée plénière et donc non représentative des électrices et électeurs du territoire métropolitain.

Vous nous demandiez aussi d’abandonner à cette commission, qui n’est qu’un prolongement de l’exécutif métropolitain, le pouvoir de délibérer à notre place… Faisant fi du principe démocratique de séparation des pouvoirs, ici séparation des pouvoirs délibératif et exécutif.

Depuis ce 16 janvier, et malgré nos réserves, cette commission permanente existe et délibère à huis clos d’un certain nombre de sujets.

Nous en avons la liste chaque mois et il nous appartient en effet d’aller regarder dans le détail ce qui est décidé hors de tout débat et visibilité démocratiques.

Je vous informe donc qu’après lecture attentive du compte-rendu des décisions prises par la Commission permanente, le Gram n’accepte pas les décisions 0485, 0486 et 0487 prises par la Commission.

Ces décisions consistent à verser, suite à des litiges, 996.506 euros aux entreprises qui sont intervenues lors de la construction du pont Schuman. Près d’un million d’euros supplémentaires donc, auxquels s’ajoutent 90 557 euros d’abandon par notre collectivité de pénalités aux entreprises intervenantes.

Je vous remercie donc de prendre acte du refus du Gram d’accepter ces 3 décisions car nous estimons ne pas avoir tous les éléments d’information pour pouvoir « donner quitus » sur ces sujets à la commission permanente.

[CONSEIL METROPOLITAIN] Projet de pacte de cohérence métropolitain

SEANCE DU 10 DECEMBRE 2015

 

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Vice-Président.e.s et conseiller.e.s,

Le projet de Pacte de Cohérence Métropolitain est aujourd’hui soumis à notre vote, avec possibilité d’être amendé en séance.

Vous le savez mon groupe, le GRAM, a déposé auprès de la direction des Assemblées 21 amendements, regroupé selon 7 thèmes ou axes.

4 amendements ont été repris par l’exécutif de notre métropole et seront soumis à votre approbation tout à l’heure dans le cadre du projet d’amendement global.

Il me reviendra donc, tout à l’heure également, de vous présenter les 17 amendements restants et non préalablement intégrés dans le projet de pacte.

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Mais avant d’entrer dans ce détail, et pour ne pas rendre technique ce qui est en fait éminemment politique et démocratique, je souhaite revenir sur le sens global des 21 amendements que nous avons déposés et partager avec vous une conception de la métropole.

Nous avons déposé 21 amendements afin de rendre ce texte plus conforme à une de nos valeurs communes : la coopération ; afin de le rendre aussi plus respectueux de la singularité et de la diversité de nos territoires, non pas pour cultiver les particularismes communaux ou d’arrondissement, non pas pour attiser certains égoïsmes ou encourager le repli, mais au contraire pour enrichir les racines, l’identité et les perspectives de notre métropole, pour permettre l’épanouissement du sentiment d’appartenance à cette nouvelle collectivité métropolitaine que nous devons faire pleinement nôtre.

Un épanouissement ne se fait jamais dans la contrainte et si nous voulons que notre collectivité soit stable et durable, mais aussi efficace dans son action envers nos concitoyens, nous devons veiller à ce que chacun des territoires et chacune des sensibilités issues du suffrage démocratique se trouvent pleinement associés et parties prenantes de ce projet commun qu’est la métropole.

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Ces premières considérations m’entraînent vers l’esprit du Pacte, l’esprit de ce socle commun et fondateur pour notre métropole.

Tout d’abord je dirai que ce socle est scindé en trois parties tout à fait distinctes et dont on voit qu’elles ont du mal à cohabiter au sein du même document.

- La première partie c’est l’introduction. Ce ne sont que 3 pages. Mais elles sont fondamentales. Pourquoi ? Parce qu’elles donnent une vision du monde et de notre métropole. Ces 3 pages sont profondément idéologiques, une idéologie qui dit ce que doit être notre métropole.

Je vous connais un peu Monsieur le Président, et je crois reconnaître dans ces 3 pages votre plume. Sur ces 3 pages je reviendrai précisément dans quelques instants parce que cette idéologie, le GRAM ne la partage pas.

- Après cette première partie introductive mais fondamentale donc, la seconde partie du document énonce les valeurs et les principes qui fondent le socle commun d’appartenance à la métropole, fixe des objectifs et rappelle les instances qui sont reconnues par la métropole et qui auront à participer de ce projet commun.

Une partie « mi chèvre mi chou », si vous me permettez cette expression, car on y trouve des principes et des valeurs que nous ne pouvons que partager et qui font consensus mais on y trouve aussi des généralités un peu creuses, et puis on y trouve aussi de l’oubli volontaire et de l’exclusion.

La partie sur les instances oublie ainsi la commission permanente, et pour cause ! Je l’ai dit tout à l’heure, la concentration des fonctions exécutive et délibérative que cette commission opère, de même que sa composition non paritaire et non représentative de notre assemblée, posent problème dans le fonctionnement démocratique de notre collectivité et met à mal les valeurs d’égalité, de bienveillance et de confiance pourtant identifiées comme fondatrices du bon fonctionnement de notre métropole.

Ce passage du pacte sur les instances oublie mais il exclut également. Il exclut des composantes pourtant démocratiques, elles, car directement issues du suffrage direct de 500. 000 habitants de la métropole : il exclut les représentants démocratiques des 9 arrondissements de Lyon.

Face à votre refus permanent d’intégrer les maires d’arrondissement, et ce malgré les demandes réitérées de plusieurs d’entre nous au sein de cette assemblée, je dois vous le rappeler, Monsieur le Président :

vous avez d’abord été élu par les électeurs du 9ème arrondissement et ensuite désigné maire de Lyon par le vote des conseillers municipaux, dans une sorte de troisième tour au sein du conseil municipal de Lyon. Seuls les élus d’arrondissements sont élus directement par les habitantes et habitants… je le rappelle de 30.000 à 100.000 habitantes et habitants selon les arrondissements.

- La troisième partie du Pacte enfin prévoit des modalités d’organisation et l’on voit tout l’effort fait par M. Renaud Georges et par Mme Michèle Vullien pour essayer d’intégrer au mieux les remarques de leurs collègues, conseillers ou maires, pour essayer de rendre ce pacte le plus acceptable possible.

Je veux les remercier d’ailleurs pour leur courtoisie constante, mais j’ai bien compris aussi que le carcan idéologique imposé au départ réduisait les marges de manoeuvre et contraignait terriblement les possibilités d’agir, d’écrire et de créer ensemble.

Puisque j’en suis aux remerciements je voudrais remercier aussi chaque personne des services qui a accompagné la rédaction de ce pacte. Chacun, chacune, a fait un travail remarquable. Mais j’avoue que je suis un peu soucieuse que cette capacité de travail n’aboutisse à des situations d’épuisement de nos personnels ainsi mis au service.

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Après ce regard un peu global sur la manière dont s’articule péniblement le Pacte, je veux revenir sur l’introduction, les fameuses trois premières pages.

Comment dire ?

A part l’amendement que nous avons déposé et que vous avez repris d’ailleurs parce qu’il n’était pas possible de garder une phrase affirmant que les métropoles concentraient le meilleur des ressources humaines,

A part cet amendement, nous avons renoncé au reste. Pourquoi ? Parce que sinon c’est l’ensemble de l’introduction qu’il aurait fallu amender ou plutôt réécrire, tant nous ne partageons pas la vision idéologique qui y est développée, une vision purement économique de la métropole mais aussi du monde qui nous entoure et auquel nous participons.

Une vision idéologique qui fait de l’accumulation et la concentration des richesses économiques l’alpha et oméga du développement, qui érige la performance et la compétition entre les territoires et entre les humains comme un moyen indépassable, qui se réfère au PIB comme unique étalon de mesure. Il y a pourtant quelques années maintenant que nous savons combien la richesse et l’état de santé d’une société ne se mesurent pas seulement à l’aune du PIB ! et des travaux de grands économistes le démontrent bien.

A cette vision économique omniprésente, s ‘ajoute une vision hyper centralisatrice. Pas une seule fois dans l’introduction de notre Pacte, le mot « décentralisation » n’apparaît. De même, dans l’historique proposé, plusieurs dates sont mentionnées mais jamais celles des grands mouvements de décentralisation qu’a connus notre pays. Quelle curieuse conception de l’histoire !

Sans doute pour éviter d’aborder la période 1981/83 par exemple, avec le risque associé d’aborder la loi PML.

Sans doute aussi parce que la métropole n’est pas née d’un mouvement de décentralisation comme les autres. L’acte 3 de la décentralisation était il un mouvement dans la continuité des précédents ? Non, à notre sens, tant le gouvernement n’a pas assumé ce nouvel acte et a laissé les grands élus locaux agir entre eux et parfois, comme ici, se créer des régimes d’exception avec les risques démocratiques que cela représente.

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Cette référence à l’historique me permet de dire aussi que nous ne partageons pas l’idée émise dans cette introduction selon laquelle « la France, toute son histoire le montre, s’est largement construite sans les Villes voire contre les Villes ».

Notre pays s’est construit aussi avec ses villes et notre démocratie s’est inventée et réinventée dans les villes.

Nous savons l’importance politique, économique, démographique et démocratique des villes au Moyen Age. Il existe, déjà au XIème siècle, un fait et un renouveau urbains avec un essor démographique et économique importants.

Et puis… Lyon n’est elle pas aussi un peu la belle héritière de la ville de la Renaissance, la ville que l’humaniste Leon Battista Alberti qualifiait d’ «objet permanent »… Nous sommes là au XVème siècle..

Enfin, comment nier que les villes ont été dans notre pays des territoires d’invention et de défense de la démocratie contemporaine ?

La question sociale a d’abord été une question urbaine : les impératifs d’égalité économique et politique, le progrès social comme la défense des libertés se sont manifestés à travers des mobilisations urbaines aussi diverses que les révoltes des canuts de 1831 et 1834, la Révolution de 1848, les communes de Paris, Marseille et Lyon de 1871 mais aussi –de manière plus pacifiée- les expériences de démocratie de proximité, les expériences d’auto-gestion des années 1960-70.

Voici comment nous arrivons aux années 1960-70, Monsieur le Président. Nous nous inscrivons dans une longue et belle histoire urbaine et démocratique. Et cette histoire ne commence pas à l’année 1966 comme voudrait le faire croire de manière assez caricaturale l’introduction qui nous est soumise, ni même à la création de notre métropole en 2015 !

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Nous avons donc fait le choix de ne pas amender l’introduction du document parce que nous pensons que ce n’est pas faisable en l’état tant nos visions politiques, nos visions de la ville, nos conceptions du développement comme de la démocratie sont différentes.

En revanche, et comme nous sommes des élu-e-s en responsabilité, nous avons tenté d’apporter au reste du document des amendements pour le rendre plus conforme à ce que nous sommes en droit d’espérer pour le fonctionnement de notre métropole.

Je vais vous en présenter le sens.

- La première série de 4 amendements a pour objectif de lever toute ambiguïté de formulation qui peut fragiliser le principe le libre administration des communes. Je vous l’ai dit, le sentiment d’appartenance à la métropole doit être un lien fort entre nous, mais ce lien ne peut être un lien de subordination des communes à la métropole.

Dans cette série de 4 amendements, 3 amendements du Gram ont été intégrés par l’exécutif dans l’amendement global. Dans la pochette qui nous a été distibuée, et pour suivre la pagination des services, il s’agit des amendements n°2, 3 et 4.

Reste dans cette série l’amendement n°5 qui sera donc présenté individuellement à votre vote mes chers collègues tout à l’heure mais qui est dans le même esprit que les 3 premiers qui eux, ont été retenus.

- Ensuite, nous nous attelons, avec 7 amendements, à la question du bon niveau de proximité pour assurer aux citoyens-habitants-usagers de la métropole un service public de qualité.

Parce que le projet de pacte fait sien le principe de subsidiarité,

parce que ce principe implique « le choix du niveau le plus pertinent de mise en œuvre du service public » et exige de « tenir compte des particularités des territoires et communes concernés »

parce que la commune de Lyon est l’une des 59 communes concernées et qu’une de ses particularités est son organisation en 9 arrondissements

alors nous demandons que les arrondissements soient inclus dans le pacte de cohérence métropolitain.

C’est le sens des amendements n° 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12.

- Avec une autre série de 4 amendements, nous vous proposons de changer de paradigme et de substituer coopération et transversalité à compétition et rivalité. Car nous pensons que c’est ainsi que nous ferons de notre métropole une collectivité qui compte, qui innove, qui rayonne et qui attire.

Curieusement l’exécutif a repris 1 amendement parmi ces 4, celui de la concentration des ressources humaines (c’est l’amendement n°13 dans la pochette) mais a laissé de côté les 3 autres qui allaient dans le même sens : ils seront donc soumis à votre vote tout à l’heure ; il s’agit des amendements n° 14,15, et 16.

- Au sujet du fonctionnement des Conférences Territoriales des Maires, des imprécisions importantes demeurent et c’est le sens de l’amendement n°17. L’amendement 18 rappelle la nécessité du lien étroit entre les CTM et le Conseil de la Métropole qui demeure la seule assemblée délibérante représentative des habitants de la Métropole, une assemblée de plus garante de l’unité de la Métropole et de l’application équitable de ses politiques publiques.

- Un autre axe de nos propositions concerne ensuite « les champs ouverts à l’appel à manifestation d’intérêt » et les 21 propositions d’articulation de compétences. Certaines de ces compétences étant reconnues par la loi PML aux arrondissements, nous demandons par l’amendement n°19 que les arrondissements qui le souhaitent puissent, eux aussi, manifester leur intérêt à travailler aux côtés des communes et de la Métropole.

Enfin, trois derniers amendements (n°20, 21 et 22) concernent la contractualisation.

Nous proposons que, dans le cadre des contrats territoriaux entre Métropole et Communes, le contrat territorial Métropole-Commune de Lyon comprenne dans une partie spécifique une déclinaison arrondissement par arrondissement.

Nous proposons aussi que les contrats territoriaux, en plus d’être soumis à l’approbation des conseils communaux, soient soumis aussi à l’examen des conseils d’arrondissement afin que chaque citoyen puisse venir s’informer en proximité des grandes décisions qui sont prises et qui le concernent, au final, dans sa vie quotidienne.

Rien de bien révolutionnaire vous le voyez ! simplement la mise en adéquation du fonctionnement de notre métropole avec les valeurs et principes énoncés dans ce pacte et sur lesquels nous sommes d’accord.

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Si une suite favorable est donnée à ces amendements, nous serons prêts à revoir notre vote.

Si tel n’est pas le cas, alors nous ne pourrons évidemment pas adopter ce pacte et considérerons que les valeurs et principes énoncés ne sont que des vœux pieux, teintés de démagogie…

Cette démagogie, ou cet écart entre les paroles et les actes, que nos concitoyens rejettent chaque jour un peu plus.

Je vous remercie de votre attention mes chers collègues.

[COMMUNIQUE DE PRESSE] Une place pour le handicap : une obligation de résultat, un enjeu de cohésion sociale

En publiant le 20 octobre 2015, le livre noir du handicap : « Les bannis de la République », l’Unapei (http://www.unapei.org/IMG/pdf/livre_noir_du_handicap_unapei.pdf) se fait l’écho des appels désespérés des familles et des personnes en situation de handicap qui sont contraintes de rechercher en Belgique les solutions d’accueil qu’elles ne trouvent pas en France.

En juillet dernier, le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à indemniser plusieurs familles dans cette situation au nom de l’obligation de résultat qui lui incombe en matière d’accueil et de scolarisation.

47 427 personnes sans solution d’accueil et d’accompagnement !

Un problème pour tout le pays, certes, mais dont les manifestations locales concernent l’ensemble des collectivités territoriales qui sont comptables de la cohésion sociale.

La Métropole de Lyon est interpellée par un peu moins de vingt familles. Elle peut et doit inscrire dans ses objectifs celui de mettre fin à l’absence de réponse. Le Gram a pris position à plusieurs reprises sur cette question. Il a également organisé le débat dans le cadre de ses deux premières auditions avec des personnes qualifiées - acteurs de terrain et universitaires - avec la préoccupation de construire une Métropole inclusive dans laquelle il n’y a pas, selon le mot de Charles Gardou, de « vie minuscule ».

Une rencontre ce 22 octobre 2015, avec Claire Le Franc, Vice-Présidente en charge des personnes en situation de handicap, apporte un peu d’espoir puisqu’elle nous annonce la création prochaine de places pour adultes. Ces ouvertures permettraient aussi de diminuer la pression sur les établissements accueillant des enfants. Nous en acceptons l’augure et nous engageons à poursuivre, notre engagement aux côtés des familles et des professionnels en portant une attention particulière aux décisions qui les concernent.

La réponse aux attentes des personnes en situation de handicap ne constitue pas un segment isolé de l’action sociale. Elle doit s’inscrire dans le droit commun de la Métropole pour tous. Les réponses spécifiques n’ont pour objectif que de corriger les inégalités que la vie nous impose et cela dans le souci de l’égalité de tous.

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• intervention du 23 mars 2015 sur la délibération 0218 “Aide sociale aux personnes handicapées accueillies dans des établissements en Belgique” : http://www.gram-lyon.org/la-metropole-doit-accompagner-aux-developpement-des-serviceset-a-leur-modernisation/

• Sur la question du transport des enfants, 29 mai 2015 : http://www.gram-lyon.org/le-gram-demande-un-audit-de-fonctionnement-sur-la-societe-vortex-au-president-de-la-metropole/

• CP suite à la décision du TA de Paris en juillet 2015 : http://www.gram-lyon.org/autisme-une-
decision-qui-nous-concerne-2/

• Audition sur les établissements d’accueil : http://www.gram-lyon.org/tag/inclusion/

Pour information : A venir compte-rendu de l’audition sur « la parole des gens » avec – entre autre – l’intervention de Claude Chalaguier du « Groupe Signes ».

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Agenda d’accessibilité programmé

Mon intervention sera courte. Elle vise tout d’abord à souligner la qualité du travail accompli dans une durée contrainte par les services et dans un cadre de concertation dont l’ensemble des acteurs se félicite.

Il nous reste à être très vigilant sur sa mise en œuvre durant les neuf années en particulier par le maintien des moyens nécessaires.

De même nous veillerons à ce que les dérogations se limitent à ce qui a été acté durant le travail préparatoire.

Enfin, nous avons avec la question posée avec l’accessibilité de certaines Maisons du Rhône

  • que (parenthèse) nous nommerons peut-être un jour les maisons de l’action sociale ce qui permettra d’afficher leur fonction plutôt que leur appartenance –

nous avons, disais-je, l’occasion d’expérimenter in situ la mise en forme de nouvelles coopérations des services communaux et métropolitains. L’amélioration des conditions d’accueil dans ces services et lieux qui contribuent à faciliter l’accès de toutes personnes au droit commun, c’est-à-dire au droit de tous est un objectif affirmé. Nous nous devons d’en assurer l’effectivité. Il serait bon en l’espèce que notre objectif soit celui de raccourcir au maximum les délais de mise en conformité.

Délibération 580 - Agenda d’accessibilité programmé / Conseil métropolitain septembre 2015

Se donner l’ambition et les moyens d’une stratégie métropolitaine au service de l’Université et des étudiants

Le GRAM approuve la création d’un service commun sur l’université à l’échelle de la Métropole de Lyon qui permettra de déployer le schéma de développement universitaire. Si nous considérons ensemble que l’Université est un acteur majeur de l’innovation et du développement de notre territoire, il est indispensable de nous donner l’ambition et les moyens d’une stratégie métropolitaine au service de l’Université et de la vie étudiante.

La convention qu’il nous est demandé d’approuver aujourd’hui clarifie aussi les compétences entre la Métropole et la Ville de Lyon ; il est vrai que, jusqu’à présent, la Ville de Lyon assurait des missions au service de tous les étudiants de l’agglomération, sans exclusivité lyonnaise. La mutualisation des frais nous paraît donc normale.

Quelques remarques pour aller plus loin.

Les élu.e.s du groupe GRAM souhaitent tout que cette délibération soit une première étape et que nous pourrons approuver prochainement pareilles conventions entre notre métropole et les villes de Bron, Villeurbanne et Ecully notamment, villes fortement concernées par la présence des campus. Pour nous, une stratégie métropolitaine au service de l’Université et de la vie étudiante suppose cette dynamique collective et inclusive, et ne peut en rester à l’articulation entre la seule Ville de Lyon et la Métropole.

Nous le pensons d’autant plus au regard du désormais habituel et attendu classement des villes favorables aux étudiants, publié chaque rentrée par le magazine « l’Etudiant ». Une fois encore Lyon -mais il faut lire le territoire métropolitain- recule dans cette notation des villes où il fait bon vivre quand on est étudiant.

Si l’on suit ce classement, nous devons produire un véritable effort en matière d’accès au logement et de transports. Notre collectivité en a conscience puisque, si l’on reprend le texte de la délibération que nous votons ce soir, la deuxième finalité du service commun sur l’université est la meilleure insertion des campus dans la cité avec des actions en termes d’aménagement, de mobilité et de logement étudiants.

Les élu.e.s du Gram estiment que notre mobilisation doit être sans faille, tant sur les réserves foncières que sur l’aide à la pierre, pour accompagner le CROUS et les bailleurs sociaux (qui s’engagent de plus en plus sur ce champ) dans la production de logement accessible aux étudiant.e.s.

En matière de transports, et nous l’avons déjà dit dans cet hémicycle, il est indispensable de revoir avec le Sytral le coût de l’abonnement étudiant, bien trop élevé, ainsi que les conditions d’acheminement vers les campus. Sur ce dernier point nous pensons notamment à la ligne de tramway T2 dont les problèmes de saturation ne sont pas réglés à ce jour.

Enfin, et ce sera notre dernière remarque, la troisième finalité de notre service commun sur l’université étant « l’amélioration de l’intégration des étudiants dans la cité » (je cite encore le texte de la délibération), il nous semble important de bâtir un dispositif d’aides aux projets étudiants à l’échelle de la métropole.

Dans le cadre de son plan « marges de manœuvre », la ville de Lyon a supprimé il y a quelques mois le dispositif PRODIJ, soit un poste d’attaché territorial dédié à la jeunesse et une enveloppe annuelle de 100.000 euros dédiée jusqu’alors au soutien des projets. 80 % des projets soutenus par Prodij étaient des projets étudiants. Il nous semble donc important de se reposer la question de ce type de dispositif qui incite véritablement les jeunes et les étudiants à être acteur de leur cité, et de se la reposer cette fois à l’échelle de la Métropole dans le cadre de notre nouveau service commun.

Délibération n°2015-0656 - Création d’un service commun sur l’université – Convention entre la Métropole de Lyon et la Ville de Lyon / Conseil métropolitain septembre 2015